



L’Homme à la caméra poursuit l’expérimentation de Vertov, de son frère et de sa femme avec la technique du ciné-Å“il, destinée à démontrer les vastes possibilités du langage cinématographique, fondamentalement différentes de celles de la littérature et du théâtre.
Vertov était convaincu que la technologie cinématographique moderne était capable de capturer les processus qui restaient en dehors du champ de la vision humaine. Il voyait dans le montage et le « brassage » rythmique des images filmées un outil d’analyse approfondie de la réalité quotidienne.Le film présente le quotidien des habitants, du matin au soir, explorant diverses facettes du travail, des loisirs, de la ville.
L’un des principaux personnages du film est un appareil cinématographique, dont le rôle est joué par la caméra française la plus populaire de ces années-là , la Debrie Parvo.
Grâce à sa compacité, elle permettait de filmer depuis les lieux les plus inattendus, démontrant ainsi les possibilités de la « nouvelle vision ». Grâce à l’animation, la caméra sur le trépied « prend vie », devenant l’alter ego des créateurs du film.






















